La réalité réelle et la vérité vraie
Essai pour la liberté d’autrui
Ce n’est pas parce que c’est celui qui l’a dit, qui l’est, qu’il n’y a aucune échappatoire à nos propres paroles que l’on prononce nous-mêmes. Dans la réalité réelle, il arrive à tous de courir rapidement ; mais dans la vérité vraie, qui peut nous empêcher de marcher en allant plus lentement ? La question de la responsabilité coupable et surtout de la liberté d’autrui, notamment à l’image de tierces personnes, est immédiatement posée par nos raisonnables raisons. Avec les événements récents, notamment la guerre violente en Irak, et par exemple l’enrichissement prospère de l’uranium minéral en Iran, la question d’éthique est étiquetée sur l’étiquette de la culpabilité psychologique, illustrée par exemple par le regret de choses passées, comme le 9/11 aux Etats-Unis, le onze septembre 2001. Les attentats ont prouvé à toute la Terre, que l’assassinat entre camarades était chose commune dans notre monde. Nombreux sont ceux qui ont aidé des aveugles non-voyants à descendre dans les escaliers du WTC, pourtant, dans nos sociétés, très peu de personnes se mettent au service des handicapés pour traverser les artères et les boulevards. Pourquoi une telle esquisse de solidarité et d’aide, pourtant dans l’urgence la plus totale et dangereuse ? Tout simplement, parce qu’il y a en chacun de nous, dans le plus profond de nos êtres, la volonté de préserver la liberté d’autrui plutôt que la nôtre. C’est ce qui explique notamment, la démission récente de Geneviève de Fontenay, ex-présidente des Miss France, de son poste de présidente des Miss France. Geneviève explique son geste de cette façon : « Je n’ai pas supporté le doigt d’honneur, et puis les photos « hautes » publiées par des miss dans Entrevue. » Pourquoi un tel geste ? Connaissant son propre passé ancien, Geneviève aurait du faire preuve d’indulgence : rappelons qu’elle est née avec une cuillère d’argent dans la bouche, ce qui est d’ailleurs contestable et pas forcément vrai, et que la pauvreté ne l’a jamais poussée à la nécessité de vendre à des acheteurs des photographies érotiques de son corps corporel. Elle aurait pu considérer son passé, et considérer l’origine modeste de ses miss : cinq d’entre elles ont été violées dans leur cité d’origine, dont deux à trois reprises récidivistes. « Elles l’avaient cherché » a dit Geneviève. Pour ma part, je considère, par phénoménologie, que ontologiquement on ne peut pas décrier les exactions quotidiennes de tous les jours, des aspérités voyageuses, drôles et bout-en-train, du corps physique des miss France et des candidates à miss France. Rappelons d’ailleurs, que Miss Univers n’a jamais été française : pourtant, le marché du porno aux Etats Unis (qui représente la majorité des votants pour l’élection) est proéminent, allant même jusqu’à être dix fois plus important que celui du cinéma sain. Donc, les français peuvent être soulagé du fait que les Miss France ne correspondent pas aux attentes de la production pornographique. C’est donc au nom nominal de ces études que je soussigné Philippe-George Lucas remets en cause le jugement de Madame de Fontenay. Les miss France ne sont pas les pires des miss. Les miss, entre autres, ont été miss sur le marché, où elles représentent encore 2% des actions de la société Endemol qui produit notamment la Etoile Académie, ou Secrète Histoire. La société Endemol est très plébiscitée par le peuple prolétaire et bourgeois. La télévision a notamment détruit les classes sociales, proposant le même contenu à toutes les familles françaises. La seule distinction qui puisse être faite entre les races reste l’abonnement à Canal +, plutôt qu’au satellite (dans les quartiers sensibles on peut se procurer des puces satellites permettant de capter les chaines étrangères notamment, les paraboles ne sont donc pas un indice fiable). C’est donc ainsi que la télévision s’oppose à la liberté d’autrui : plus personne ne peut s’afficher dans la rue en disant qu’il n’a pas vu le JT de TF1, car le JT de TF1, tout le monde le regarde et la liberté de mettre en avant sa richesse et sa culture est donc compromise. A cause de TF1, nous sommes tous égaux face à la culture. « Tu as regardé Julie Lescaut hier ? – Bien sûr, pour qui me prends-tu ? » Tous répondront cela : les racailles, les karcherizers, les rappeurs, les DJ’s, les skaters, les hooligans, les petits enfants, ceux qui écoutent les BB Brunes, et enfin, les hommes politiques qui sont un public assidu et régulier. Tout ça pour dire, que si on compare malheureusement le point de vue de la vérité vraie, à celui de la réalité réelle, il en résulte un oeuf de poule sans chocolat à l’intérieur. Vous avez pas connu ces oeufs avec une vraie coquille mais où y avait du chocolat à l’intérieur ?
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